Avant d’envisager l’embauche d’une personne étrangère résidant hors de France, l’employeur doit vérifier sa nationalité. Les titres et autorisations nécessaires sont aussi fonction de la durée du séjour envisagée, de sa situation personnelle et familiale, du type de poste et des conditions d’exécution du contrat de travail. Si l’intéressé réside déjà en France, l’employeur doit également vérifier sa nationalité, s’il détient un titre de séjour valide autorisant le travail ou si une procédure de changement de statut est nécessaire.
La loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration (L. no 2024-42, JO 27 janv.) simplifie les titres de séjour anciennement nommés « Passeports Talents », et crée une carte de séjour « Talent professions médicales et de la pharmacie ». Elle met en place un dispositif d’admission exceptionnelle au séjour pour les travailleurs relevant de métiers en tension. Cette loi renforce l’exigence d’intégration des travailleurs étrangers, concernant notamment la maîtrise de la langue française, et l’engagement à respecter les principes de la République.
Pendant toute la durée de la relation de travail, l’employeur doit veiller à ce que le salarié étranger conserve l’autorisation de séjourner et de travailler sur le territoire. Si ce dernier est chargé de procéder au renouvellement de son titre de séjour avant son expiration, c’est à l’employeur de renouveler la demande d’autorisation de travail si nécessaire. En cas de refus de tels renouvellements, des recours administratifs ou contentieux sont possibles.
Les dispositions du Code du travail s’appliquent de la même manière quelle que soit la nationalité du salarié, néanmoins quelques particularités sont à signaler. Ainsi, le défaut de titre de séjour en cours de validité constitue un motif de rupture du contrat de travail.
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Point spécial : Les sanctions en cas de travail illégal
Le Code du travail interdit et sanctionne le travail illégal. Il s’agit plus précisément du travail dissimulé, du prêt illicite de main-d’œuvre, du marchandage, de l’emploi d’un salarié étranger sans autorisation de travail et du cumul irrégulier d’emplois. Ainsi, des sanctions administratives et pénales sont prévues. La loi du 26 janvier 2024 a créé une nouvelle amende administrative en cas d’emploi d’étrangers non autorisés à travailler. Elle se substitue à la contribution spéciale qui devait être versée à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
- Type de produit: Livre
- Nb de pages: 100
- Date de parution: 21-02-2025
- Référence: 36117
- ISBN: 978-2-38536-117-4